Sœur Marie Agnès SABY

Sœur Marie Agnès SABY

Sr Marie Agnès vient d'entrer dans la joie de Dieu Trinité le 6 août 2026 à Forcalquier. Nous prions pour elle.

   Jeanne est née à Lyon le 27 octobre 1926 à Lyon. Elle a fait profession le 9 mars 1951 à Valence dans une famille profondément chrétienne. Ses parents ont eu trois enfants : deux filles (Jeanne et Solange) et un garçon. Leur père faisait partie de la Légion Etrangère. Les deux filles devinrent religieuses Trinitaires : Jeanne prit le nom de Sr Marie Agnès de Jésus et Solange prit le nom de Soeur Madeleine de la Croix. Toutes deux connurent les Religieuses Trinitaires en Algérie qui avaient alors de très nombreuses maisons. Elles eurent la grande douleur de voir leur petit frère tué sous leurs yeux durant la guerre.           

 Sr Marie Agnès consacra les treize premières années de sa vie religieuse au peuple algérien en tant qu’infirmière.  Elle travailla avec beaucoup de générosité et de compassion au Centre hospitalier d’Oran en tant que surveillante en chirurgie générale de 1951 à 1962. Elle œuvra également à Oran comme monitrice paramédicale de 1962 à 1964. Les horreurs qu’elle a vues durant cette période l’ont marquée pour toute la vie.


               Elle dut quitter l’Algérie pour la France en janvier 1965. C’est à la clinique Bois Cerf, à Lausanne qu’elle exerça comme infirmière en chirurgie, puis à la Clinique Bon Secours au Puy, comme surveillante en chirurgie infantile.

Elle rejoignit Paris de 1966 à 1967 comme étudiante à l’Ecole de cadres infirmières et y obtint son diplôme en juin 1967. Elle retourna ensuite au Puy à la Clinique Bon Secours en tant que responsable du bloc opératoire jusqu’en 1972. Puis ce fut son retour pour un an au Centre hospitalier universitaire d’Oran en tant que surveillante en chirurgie infantile d’Oran.
            De retour en France, c’est au Centre hospitalier de Digne qu’elle œuvra dans les services de chirurgie puis de pneumologie. A partir de juillet 1977, toujours à Digne, elle devint infirmière, puis surveillante dans une Maison de retraite tout en étant Supérieure de la communauté. De septembre 1977 à avril 1988, elle fut infirmière dans une Maison de retraite à Coublevie, non loin de Voiron pour ensuite devenir infirmière libérale pour des soins à domicile à St André le Gaz puis à Forcalquier où elle sillonnait les petites routes avec Zoé, sa voiture légendaire. Puis elle partit de nouveau en Suisse pour être infirmière à la Clinique La colline à Genève durant 3 ans.
Et en 1991 elle fut infirmière à Lou Seren à l’arrivée des laïcs qui apprécièrent sa délicatesse et son efficacité.

A sa retraite, elle s’occupait de rendre service un peu partout : service à table, courses, chant, à l’accueil. Elle accompagnait les sœurs chez les médecins. Elle voyait tout et répondait aux besoins de chacun. Elle a été la consolatrice des affligés.

En 2014, elle rentra en EHPAD et continua d’aider par sa présence et sa gentillesse. Sœur Marie Agnès était la femme du devoir par amour, précise dans tout ce qu’elle faisait, très organisée, aimait le travail bien fait, stricte pour elle et pour les autres. Elle était très réservée et silencieuse, calme et pacifique. Elle aimait beaucoup la nature, les fleurs, les oiseaux et les promenades avec sa Sœur Madeleine dans les bois de Sigonce. Avant tout, Sœur Marie Agnès était une priante, c’était la première à la chapelle le matin et la dernière le soir.  Sr Marie Agnès était humble et très douce, elle aimait beaucoup la Sainte Vierge    


Chère Sœur Marie Agnès, nous sommes sûres que de la Maison du Père où vous allez retrouver vos chers parents, votre petit frère et  votre Sœur Madeleine de la Croix, vous continuerez d’intercéder pour notre congrégation,  le personnel de Lou Seren et  tous ceux que vous aurez aimés et soignés  sur cette terre.

                                                                Les religieuses trinitaires
                                                             La communauté de Forcalquier
                                                                         Le Généralat