Soutien de l’Eglise d’Irak

Soutien de l’Eglise d’Irak

Cette année, nous célébrons le 25e anniversaire de la création de la Solidarité Internationale Trinitaire. Ce projet a été particulièrement encouragé par le Pape Jean-Paul II lors d'une audience accordée à la famille trinitaire en 1999 à Rome.

Pour commémorer ce jubilé d’argent, la famille trinitaire participera à la rencontre du SIT. Elle se déroulera au Bahreïn, du 17 au 20 avril 2024.

Aujourd’hui les Trinitaires, à travers le SIT, soutiennent les chrétiens persécutés et les Églises en difficulté. Ils s’efforcent de soutenir le retour sécuritaire et volontaire de familles chrétiennes en Syrie et en Irak. En effet, il est important que l’Église ne disparaisse pas dans ces lieux qui l’ont vu naître. 

Patriarche de l’Église chaldéenne, Mgr Louis Sako alerte sur le sort  des chrétiens d’Irak. Lui-même en exil depuis presqu’un an nous partage ses inquiétudes : 

Si les chrétiens d’Orient disparaissent, le christianisme n’aura plus de racines”, alerte-t-il.

Mgr Saro est toujours en exil au Kurdistan. Le gouvernement irakien a révoqué le décret de reconnaissance légale de ses fonctions. Du même coup, il perd son immunité mais aussi sa capacité à administrer les biens de l’Église chaldéenne. Résidant actuellement à Erbil (Kurdistan irakien), Mgr Sako continue de suivre les affaires de son Église, même à distance.  « J’essaie de conserver l’unité en maintenant le contact avec les prêtres et l’évêque auxiliaire de Bagdad. Mais bien-sûr, la présence physique est très importante, et lorsqu’elle manque, c’est plus difficile pour les fidèles. J’ai un devoir de protection à leur égard »

500.000 chrétiens continuent de vivre en Irak, et un million d’entre eux sont partis depuis 2014. Ceux qui restent sont généralement très pauvres et vivent dans une insécurité permanente, notamment en raison des persécutions. 

Mgr Sako invite les chrétiens d’Occident « à ne pas oublier leurs frères et sœurs d’Orient qui sont dans tourmente. »

Il rappelle que le Carême est avant tout un « temps de conversion » :

“Il faut se convertir à l’authenticité de la foi. C’est en se convertissant qu’on se sauvera les uns les autres. »