La Paix est une attitude à construire…

Pour marquer la fête de st Jean de Matha, le père général écrit à la famille trinitaire ... 2 axes cette année : la Paix dans le monde et le pèlerinage prévu en avril prochain...

Lors de ma récente visite pastorale en Pologne, j’ai rencontré les réfugiés d’Ukraine qui sont accueillis par notre communauté à Cracovie. J’ai écouté leur douloureuse histoire. Il est impossible de ne pas lire dans leurs yeux et dans leur triste regard la terreur de la guerre. Maintenant, les familles vivent dans l’incertitude et la peur pour leurs maris et leurs enfants adultes qui sont restés à la maison pour mener une guerre absurde.

L’accueil qu’elles ont trouvé chez nous est un remède spirituel, un soulagement, une caresse d’espérance et une semence de vie nouvelle.

Grâce à l’extraordinaire sensibilité manifestée par toute la Famille Trinitaire, nous continuons à soutenir le grand travail d’accueil des réfugiés qui a exigé de nos religieux polonais de faire preuve d’une générosité et d’un dévouement supplémentaires. 

Nous ne pouvons pas oublier tous les autres conflits qui forment ce que le pape François a appelé la troisième guerre mondiale menée au coup par coup… Les pauvres et les plus faibles en paient toujours le prix le plus élevé. .. Nous devons répondre à l’épidémie contagieuse de violence et de guerre par une consolidation de la paix patiente et quotidienne.

La paix a besoin de travailleurs et d’artisans pour la préserver et la promouvoir. La paix n’est pas tant un mot à proclamer qu’une attitude à construire à travers des gestes quotidiens d’écoute et de réconciliation. Chacun d’entre nous, dans nos familles et nos communautés, est appelé à être un artisan de paix, à cultiver un dialogue sincère, à s’accueillir les uns les autres avec nos différences. Que nos cœurs et nos relations fraternelles soient lieu de paix et d’espérance pour tous ceux qui souffrent. La paix est l’essence de notre charisme et le style de notre mission.

Et la paix se construit à partir des plus petits. Là où il y a de la souffrance, que notre solidarité ne manque pas. Là où les droits de l’homme sont foulés aux pieds, que ne manque pas notre engagement concret. Là où il y a solitude et abandon, que notre préoccupation ne manque pas.

Comme l’a dit le vénérable Giorgio La Pira, maire de Florence : «S’il y a quelqu’un qui souffre, j’ai un devoir précis : intervenir de toutes les manières possibles avec toutes les précautions que l’amour suggère et que la loi prévoit, afin que cette souffrance soit diminuée ou soulagée. » Chaque geste de charité est une pièce qui constitue la mosaïque de la paix. Confions dans la prière à la Très Sainte Trinité toutes nos résolutions et nos gestes de paix.

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