Vie de la congrégation des soeurs de la Sainte Trinité

19/01/2021

Est entrée dans la Maison du Père Sr Adrien VIDAL

Sœur Adrien VIDAL

Est entrée dans la joie de Dieu Trinité le 16 janvier 2021 à Annonay.

Née le 5 septembre 1925 à Venteuges – Haute Loire

Elle a fait profession le 17 juillet 1947 à Valence.

 

Sœur Adrien était ce que l’on peut appeler un « bourreau de travail ».

Très tôt, elle a perdu son papa dans un accident et a dû aider sa maman. La famille est restée dans une extrême pauvreté et ils ont perdu leur maison. Sr Adrien a dû commencer à travailler en gardant un troupeau de vaches d’où son impossibilité d’aller à l’école pendant plusieurs années.

Dotée d’une belle intelligence pratique, elle a su réussir dans bien des domaines : cuisine, buanderie et lingerie.

 

Après sa profession religieuse, elle est passée dans les communautés d’Embrun, d’Annonay, du Puy, de Valence et de Mazargues avant de rejoindre la maison de Retraite de Villefort où elle a passé le permis de conduire à 50 ans. Elle aidait beaucoup de personnes dans le besoin.

Elle s’occupait de la lessive et de la lingerie, en plus elle portait chaque jour les repas à beaucoup de malades et aux vieillards pauvres.

Le soir, à la récréation, elle avait toujours une grande corbeille pleine de linge et surtout de chaussettes à raccommoder, appartenant aux vieillards de l’hospice. Elle disait : les pauvres n’ont pas d’argent pour en acheter, il faut bien les aider.

Elle avait un cœur très compatissant et généreux, elle cherchait toujours à aider ceux qui étaient dans le besoin.

Mais on n’arrête pas la marche du temps et il lui a fallu quitter Villefort pour Le Puy St Jean de Matha pour la deuxième fois. Elle a rendu service dans beaucoup de domaines avant la fermeture de la maison au grand regret de l’Eglise du Puy et de la population.

 

Depuis 14 ans à la maison de Retraite St. Joseph, Annonay, Sr Adrien a eu la joie de retrouver des sœurs connues. Cela l’a beaucoup aidée à s’adapter à ce nouveau mode vie « confortable » malgré « un règlement assez strict ».

Sa principale occupation consistait à égrener son chapelet.

Elle aimait beaucoup la vie en communauté et s’intéressait à la marche de la Congrégation.

Et c’est par un beau samedi de janvier que Marie est venue la chercher en la prenant sous son manteau.