Vie de la congrégation des soeurs de la Sainte Trinité

15/03/2021

Entrée dans la Maison du Père Sr Paule Agnès MIRA

Sœur Paule Agnès MIRA est entrée dans la joie de Dieu Trinité le 11 mars 2021 à Lyon.

Née le 26 mars 1934 à Rivoli, Mostaganem, Algérie.

Elle a fait profession le 8 mars 1958 à Valence.

Notre Sr Paule Agnès est née en Algérie. Aînée d’une fratrie de 3, elle est toujours restée proche de sa famille. Entre 1957 et 1976, elle a eu la joie d’enseigner dans les classes primaires à Bel Abbès, Oran et Alger. A Ste Elisabeth elle a bien apprécié l’ambiance familiale de notre institution. Elle a toujours beaucoup aimé les enfants et leur faisait la catéchèse.

Elle aimait parler de ce pays qui l’avait vue naître et ses récits intéressaient les jeunes sœurs.

Arrivée en France en 1976, elle retrouva « ses petits » à Marseille, Avignon, Embrun et Lyon.  Toujours très attentive à chacun d’eux, elle était heureuse quand l’un ou l’autre lui exprimait sa joie de connaître Jésus. Une sœur lui proposa un jour de venir se reposer dans une de nos maisons, elle lui répondit « je ne peux pas, je prépare un petit garçon au baptême ». Ces enfants, elle aimait les confier à son ange gardien, à la sainte Vierge. Durant son séjour à Embrun, elle anima avec une autre religieuse, un groupe d’adultes « l’Evangile au bout des chaussures ». Marche et partage d’évangile avec les vacanciers les entrainaient sur des chemins montagneux. Elle en a gardé un bon souvenir !

A Lyon, elle laisse le souvenir d’une religieuse accueillante « Sr Paule Agnès était pour moi et les enfants le visage complice, incontournable de l’école, qui nous a accompagnés toutes ces années à l’accueil », dit une maman. Une autre écrit : « les enfants aimaient beaucoup l’avoir en catéchèse et elle est associée pour toute leur vie comme étant la personne particulière leur ayant raconté la vie de Jésus. Elle va beaucoup nous manquer ». Son sourire attirait grands et petits. Elle savait mettre les personnes à l’aise, les écouter, les encourager. Son extrême sensibilité la rendait parfois négative. Mais elle rebondissait toujours, demandait pardon et disait « La Ste Vierge m’aide beaucoup ».

Elle a eu sa croix à porter avec plusieurs décès dans sa famille dont son frère plus jeune et son neveu. Sans parler de la longue et douloureuse maladie invalidante de sa sœur, très affectée de son départ.

Ses derniers jours à la clinique, elle se confiait toujours à la Ste Vierge « Elle est là près de moi et me tient la main ». Très reconnaissante, elle remercia jusqu’au bout la Congrégation de lui avoir donné la joie de s’occuper des petits.

Désormais elle jouit du bonheur du ciel : elle VOIT ce Dieu à qui elle a donné toute sa vie. Nul doute qu’elle aura entendu « Viens, servante des petits, entre dans la JOIE de ton Dieu ».

 

Nous prions pour elle et nous nous unissons à la communauté de Lyon