Vie de la congrégation des soeurs de la Sainte Trinité

28/10/2020

Entrée dans la Maison du Père, Sr Cécile Marie GORLIER

Sœur Cécile Marie GORLIER

Vient d’entrer dans la joie de Dieu Trinité, le 26 octobre 2020 à Forcalquier.

 

Née le 22 novembre 1933 à Marseille

Elle a fait profession le 8 septembre 1958 à Sainte Marthe.

 

Sr Cécile-Marie, orpheline à 7 ans, est accueillie chez les Sœurs Trinitaires de Ste-Marthe après la mort de sa maman : à l’Œuvre qui recevait les orphelines.

Sr Marie-Noëlle, la soeur de Sr St-Adrien, s’est beaucoup occupée d’elle pendant sa maladie.

Malade de la diphtérie pendant la guerre, elle avait trouvé refuge dans le Cantal avec les petites pensionnaires. Plus tard « Janny » comme on l’appelait, travailla quelques années en ville comme employée de maison.

A 22 ans, suivant l’exemple des sœurs qui l’avait accueillie, elle entre dans la Congrégation des Soeurs Trinitaires de Ste Marthe.

Très proche des enfants pauvres dont elle était très aimée, ayant vécu elle-même la souffrance qu’ils ressentaient, elle les comprenait. Tout d’abord à Plancoët, maison d’enfants où étaient accueillis les enfants de la DASS (orphelins) ; elle était très attentive et dévouée à leur formation humaine et chrétienne. Elle se forma et devint catéchiste professionnelle. Elle exerça aussi sa profession de catéchiste en Avignon puis à Cerfroid, et plusieurs années à la paroisse de
Ste Marthe – Margalhan. Elle fit aussi un petit séjour à Lyon où elle se partagea entre les enfants et la sacristie. A Marseille dans les quartiers Nord, elle a fait la catéchèse à de nombreux enfants qui l’aimaient beaucoup. Puis à Cerfroid où elle collabora avec les laïcs pour annoncer Jésus Christ. Elle aimait ce qu’elle faisait.

 

Sr Cécile-Marie admirait beaucoup la nature et les fleurs. Elle écoutait les oiseaux, contemplait le ciel. Elle aimait beaucoup rire et chanter. Elle chantait partout dans les couloirs, dans sa chambre, dehors. Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des crises d’angoisse qui la faisaient beaucoup souffrir.

Elle avait un esprit très “Famille Trinitaire” et nous rappelait les fêtes de l’Ordre.

Très marquée par son Baptême, elle en parlait souvent. Chaque dimanche, elle restait un long moment à la chapelle car c’était le jour du Seigneur.

Sa santé se dégradant, elle arriva à Forcalquier en 2009 où elle rendit de petits services à la salle à manger. Elle participa même activement à l’animation avec les résidents, toujours avec beaucoup de gentillesse et d’humour.

Ce qui nous a marquées, c’est sa façon de prier continuellement la Sainte Vierge les derniers jours de sa vie. Souvent elle chantait “Au ciel, au ciel, au ciel, j’irai la voir un jour” eh bien maintenant elle la voit. C’est le comble de son bonheur.