Réponses à vos questions

Vous vous posez des questions concernant notre congrégation ? N’hésitez pas à nous interroger et votre question et sa réponse seront publiées (anonymement) dans cette page.

Poser une question

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Les questions que vous vous posez concernant notre congrégation :

Vous parlez de votre prochain chapitre.
C’est quoi un chapitre ? Et comment ça se passe ?

Le chapitre, c’est d’abord un événement spirituel. Nous le commençons par quelques jours de prière et de silence et nous demandons la lumière de l’Esprit Saint.

C’est durant un chapitre que l’on élit la supérieure générale et son conseil. Mais c’est aussi pour nous le moment de revoir nos constitutions et nos Règles pour une meilleure adaptation aux temps et aux lieux ; Le chapitre donne aussi les orientations nécessaires à notre vie religieuse et à notre service apostolique c’est à dire à notre mission qui doit respecter l’esprit, le charisme de notre congrégation, tout en s’adaptant aux besoins des temps ; Le chapitre a lieu tout les 5 ans.

Qui participe au Chapitre général ?

Les « capitulantes » ou sœurs présentes au chapitre. Parmi elles, il y a des membres de droit (1/3) et des membres élus (2/3) ou délégués par les sœurs de leur région. Nous avons actuellement 6 régions dont 2 pour l’Europe.

Qu’est ce qu’on y fait ?

Après quelques jours de silence et de prière, la supérieure générale fait son rapport moral. En quelque sorte, elle fait l’état des lieux de la congrégation afin de procéder au discernement et au travail de réflexion qui permettra au chapitre de prendre les décisions nécessaires pour avancer durant les 5 années à venir. Cela permet de procéder à l’élection de la supérieure générale et de ses conseillères, en choisissant les sœurs répondant le mieux aux besoins de la Congrégation.

Et les élections ?

Aucune candidature. L’Esprit Saint est là. C’est Lui qui décide par la voix donnée par chaque capitulante.

Pourquoi vous avez voulu être religieuse ?

Je rencontrais régulièrement les religieuses trinitaires à la paroisse. J’aimais leur habit. J’ai approfondi ma foi en m’engageant auprès des jeunes avec la sœur qui est devenue une amie. J’ai ressenti l’appel du Christ vers 16 ans. J’en ai parlé avec la sœur et un prêtre qui m’ont accompagnée dans le cheminement de ma vocation.

Comment ont réagi vos parents ?

Pas de réponse toute faite à cette question : autant de parents, autant de réponses !

Dans certaines familles, c’est une joie, même s’il y a toujours un détachement à faire.
Bien souvent, la nouvelle est plus difficile à digérer tant il y a de clichés et de caricatures sur les religieuses.
Certaines d’entre nous ont dû faire preuve d’une grande liberté intérieure pour partir malgré le désaccord de leurs parents.

Heureusement, après un certain temps, qui peut durer quelques années, nos parents apprennent à connaître notre vie, ils rencontrent d’autres religieuses, et peu à peu, ils découvrent à quel point cette vie nous rend heureuses et même peut nous transformer. Ils trouvent une nouvelle famille bien élargie. Alors, leurs multiples regrets se changent en joie.
Et puis, il y a des réactions plus exceptionnelles : une maman nous a dit : « Mon enfant ne m’appartient pas, c’est sa décision, je l’offre au Seigneur ! »

Pourquoi avez vous choisi les trinitaires ?

La réponse à l’appel de Dieu passe souvent par une rencontre : une soeur, une communauté…Pour ma part, j’ai été touchée par ma rencontre avec les soeurs trinitaires. Je me suis sentie accueillie, j’ai été surprise par leur joie, leurs activités, leur esprit. En bref, je me suis débarrassée de mes préjugés !! Et quand j’ai compris que le Seigneur m’appelait, je n’ai pas hésité.

Pourquoi vous avez choisi le charisme trinitaire et pas un autre ?

J’ai toujours cru en Dieu et pour moi, Dieu ne pouvait être qu’ Amour. Et cela n’était possible qu’en Dieu Trinité car on ne peut pas aimer quand on est tout seul ! Ce point était très important pour moi. Après, c’est l’histoire d’une rencontre avec des sœurs qui avaient l’air heureuses. ..Comme elles portaient le nom de la Trinité, ça m’a plu. C’est après avoir vécu avec elles que j’ai découvert tout ce que cela voulait dire…D’autres points m’ont touchée. Et au bout de 20 ans, je peux dire que je ne me suis pas trompée !!

Est-ce que vous avez le droit d’aller au cinéma ?

Vous nous posez souvent la question de nos droits. Si j’osais, je vous dirais que nous avons tous les droits et donc aussi beaucoup de devoirs ! Le premier…et le plus important est celui de…beaucoup aimer ! Après ça, ce que nous faisons est une question de discernement. En soit, aller au cinéma n’a rien de mal, donc nous pouvons aller au cinéma.

Mais nous avons aussi fait un choix de vie, de simplicité en vue du partage. Donc, en y renonçant ou en renonçant à des loisirs coûteux (qui encore une fois ne sont pas mauvais) nous essayons de « dépenser moins pour partager plus » !!
Cela rejoint notre vœu de pauvreté.
Ajoutons qu’il y a aussi une question d’esprit. Si dans une école, on nous demande d’accompagner un groupe d’élèves, le service prime.

Bien entendu, il y a aussi un discernement à faire sur le choix du film, mais ce n’est pas réservé seulement aux religieuses, n’est-ce pas ?

Est-ce que vous priez beaucoup ?

La prière fait partie de toute vie chrétienne. Nous sommes unies à la prière de l’Eglise par la messe quotidienne et le chant de l’office qui ponctue nos journées. Chaque jour nous avons une heure de méditation de la Parole de Dieu.
Nous avons aussi des prières propres à notre famille religieuse trinitaire et le chapelet que nous aimons dire chaque jour.

Et la vie en communauté tous les jours, c’est pas trop dur ?

Eh oui ! La vie en communauté n’est pas toujours facile !
Nous avons des caractères, des éducations, des âges, des nationalités différentes, mais le fait de ne pas s’être choisies nous rappelle que c’est le Christ qui nous rassemble et c’est une force pour vivre au quotidien. Bien souvent nous nous disons que dans les familles ou dans les couples, il y a aussi des difficultés ! Aussi, nous donnons une grande place au dialogue, au pardon mutuel, au partage fraternel et à la joie reçue et donnée… Enfin la prière et l’apostolat partagé nous aident à vivre unies.

Êtes vous heureuses ?

Venez nous voir et vous verrez !!

Pourquoi vous portez un vêtement spécial ?

C’est un habit religieux, signe de notre consécration à Dieu. Il est le symbole de notre appartenance à une même famille religieuse.
Depuis les origines de la Congrégation, cet habit a beaucoup évolué. Nous le voulons simple, et notre signe distinctif est la croix rouge et bleue.

Est-ce qu’il faut faire des études pour devenir sœur ?

Non, mais il est préférable d’avoir terminé une formation professionnelle avant d’envisager une formation à la vie religieuse La compétence est nécessaire pour mieux servir et les évènements nous poussent souvent à suivre d’autres formations afin d’être plus aptes à servir. La vie religieuse implique également une formation spécifique et progressive notamment durant la période du noviciat.

Pourquoi vous n’avez pas le droit d’avoir un mari et des enfants ?

Ce n’est pas une question de droit ni d’interdiction ! C’est le choix que nous avons fait librement de suivre le Christ, d’essayer de vivre comme Lui, d’être à son service et disponibles pour nos frères car son Amour remplit notre vie.

Est-ce que vous êtes payées ?

Cela dépend ! Une soeur qui travaille (enseignante, infirmière…) reçoit le même salaire que ses collègues. La différence, c’est qu’elle remet son salaire à la communauté à la fin du mois. Nous partageons tout ce que nous recevons. Il y a aussi des soeurs indemnisées (travail en aumônerie, dans une école…) et des soeurs qui travaillent bénévolement, ceci n’étant possible que grâce au partage.

Comment vous vivez la pauvreté ?

En vivant le plus simplement possible et en partageant ce que nous recevons : salaires, cadeaux, retraites… Nous pensons particulièrement aux plus pauvres et c’est pour eux que nous mettons tout en commun. Mais il n’y a pas que la pauvreté matérielle. Apprendre à donner une place à l’autre, à se détacher de ses idées, à accepter ses limites dans la paix…est une autre manière de vivre la pauvreté…

Est-ce que vous travaillez qu’à l’école ?

Non : si tu visites un peu notre site (voir : « notre mission »), tu verras que notre action ne se limite pas seulement aux écoles.

Depuis quand existez-vous ?

Voir rubrique : « Notre histoire«