Les racines

Aux sources

Jean de Matha La spiritualité trinitaire a émergé au XIIème siècle avec Saint Jean de Matha, fondateur de l’Ordre trinitaire.

Jean de Matha, né en Provence, a été touché tout jeune par la souffrance des hommes pris en captivité par les « Barbaresques ».

Devenu prêtre à Paris, après une inspiration reçue lors de sa première messe et un temps de réflexion, il fonde l’ordre trinitaire pour la louange de la Sainte Trinité et la rédemption des captifs.
Puis, progressivement, l’Ordre s’élargit avec l’apport des religieuses contemplatives et des laïcs, hommes et femmes engagés dans cette spiritualité.

La Croix Trinitaire

Croix_trinitairesLa croix trinitaire est celle de l’Ordre de la Sainte Trinité, fondé par St Jean de Matha au XIIème siècle.
Lors de sa première messe, St Jean de Matha a eu une vision : un ange, ou le Christ qui libérait deux esclaves avec des chaînes, l’un blanc, l’autre maure (ou noir).

Saint Jean de Matha avait déjà un grand souci pour les chrétiens esclaves des maures. Il a donc pris un temps de prière et de réflexion, puis il fonde l’Ordre Trinitaire pour le rachat des captifs.

Dans sa vision, le Christ portait une robe blanche et sur la poitrine une croix rouge et bleue. C’est cette croix qu’il a choisie pour les trinitaires.

La croix est toujours sur un fond blanc, la signification des couleurs est :

  • le blanc : c’est le Père source et summum de tout.
  • Le rouge, c’est l’Esprit Saint, l’amour.
  • Le bleu, c’est le Christ.

La couleur signifie les souffrances de sa passion.

Les Filles de Saint Nizier

eglise-2En 1660, il existe à Lyon des Confréries de la Sainte Trinité.

Quatre jeunes filles appartenant à l’une de ces confréries désirent vivre ensemble pour prier et aider les jeunes filles pauvres de leur paroisse.

Monseigneur de Morange, Vicaire général du diocèse de Lyon les appuie et les aide dans cette démarche. C’est l’origine des « Filles de Saint Nizier », car elles s’établissent alors dans ce village de la Loire.

Sœur Jeanne Adrian est nommée dès 1776 première supérieure du groupe.

Très vite, plusieurs communautés se forment. L’une d’entre elles, celle de Valence, survivra à la Révolution Française et se perpétuera dans les Religieuses Trinitaires de Valence.