Les enjeux environnementaux au coeur de l’assemblée de la Caritas

Ouverture ce 12 mai à Rome, de la 20ème assemblée générale de Caritas International, la fédération mondiale qui regroupe 165 structures nationales. Le thème de ce rendez-vous qui a lieu tous les quatre ans est cette année « Une Seule Famille Humaine, Prendre soin de la Création ». Les préoccupations envers l’environnement et les populations humaines sont en effet le fil conducteur de ces quelques jours de bilan, de réflexion et de projection.

Compte rendu de Xavier Sartre:

« 2015 est une année très importante » : la prochaine encyclique du Pape qui portera sur l’écologie doit être publiée et le monde entier se retrouvera en décembre à Paris pour une conférence décisive pour lutter contre le réchauffement climatique. Le cardinal Maradiaga, encore président de Caritas pour quelques jours, rappelle que les préoccupations environnementales sont bien présentes et s’articulent avec celles envers les victimes du dérèglement du climat, c’est-à-dire les plus pauvres en tout premier lieu.

Or,  il faut rendre « justice à la Création » tout comme il faut rendre justice aux hommes. L’un ne va pas sans l’autre. Concrètement, la Caritas soutient un changement de nos habitudes de vie qui sont à l’origine même des problèmes que notre monde rencontre actuellement. Agir sur l’environnement c’est agir sur les hommes. « C’est aussi une question de justice pour les générations futures pour qu’elles héritent d’un monde vivable » .

Le dominicain péruvien Gustavo Gutiérrez, considéré comme le père de la théologie de la libération, a rappelé qu’il n’y avait pas de « charité sans justice ». « L’Église existe pour donner l’exemple de l’Évangile » a-t-il ajouté. Il a expliqué que « la théologie doit être liée à la vie quotidienne des gens », elle « n’est pas une métaphysique ». Mais elle reste « moins importante que la foi et demeure secondaire ». Pour lui, « faire de la théologie, c’est écrire une lettre d’amour » à son Dieu.